dimanche 4 novembre 2012

Cours Lola Cours!


Titre : Cours Lola Cours

Année de parution : 1998
Réalisateur : Tom Tykwer

Synopsis :

Manni, le copain de Lola, appelle sa copine en panique. Il travaillait pour un trafiquant et à oublier les 100 000 marks qu’il devrait rapporter de son dernier coup. Manni a oublié cet argent dans le métro et l’argent s’est retrouvé dans les mains d’un clochard. Il reste vingt minutes avant que le trafiquant, qui engage Manni, apprenne ce qui s’est passé. Lola a vingt minutes pour sauver son copain. Le film la suit dans trois scénarios différents, mais va-t-elle réussir à arriver à temps et avec l’argent?




Élément de langage (prise de vue)

Continuité visuelle
Il y a une petite erreur au niveau de la continuité visuelle dans le film à 34min 54. Lola est en pleine course et sa bretelle de soutien-gorge est tombée et est sous son épaule. Pourtant  quelque seconde plus tard (34min 57) sa bretelle est remise en place sans que Lola n’ait à la replacer.






Continuité dans la direction
Également une erreur lorsque Lola traverse le pont à la course la première fois. Elle se dirige de gauche à droite et une fois sur le pont (qui est dans la même direction que son parcours) elle se dirige maintenant de droite à gauche.

La loi du 180o
Très bien réussi dans ce film. Le meilleur exemple est lorsque le père de Lola discute avec son amante dans son bureau (la première fois qu’on les voit à 14min). La caméra à beau filmer en alternance la dame et le père, elle respecte toujours la loi des 180o.

La direction des regards (16min 57)
La scène le plus flagrant de la bonne application de cette norme est lorsque Manni sort de la cabine téléphonique et redonne la carte d’appel à la vieille dame qui le retient par la main avant de partir.

L’écart minimal entre deux plans successifs

Le «Le jump cut» que j’ai repéré dans le film se situe à 12min 26. Il est sans aucun doute volontaire et ne nuit pas à la compréhension. Lorsque Lola quitte son domicile pour aller rejoindre Manni on la voit qui cours de dos dans la rue. L’image donne un peu l’impression de sauter,car on voit la scène défiler et l’image coupe pour nous montrer Lola à peine plus loin qu’elle était.


Ellipse (53min 38)
Il y a plusieurs Ellipse dans le long métrage. Elles sont souvent entre coupé d’un plan de coupe, mais celle-ci, qui se situe dans la troisième version de l’histoire, s’enchaîne sans plan de coupe. Elle rapetisse la durée de la course de Lola, mais on comprend clairement qu’elle a parcouru la distance coupé.

Raccord sur le mouvement ou sur l’action.
Au tout début du générique d’ouverture du film on a droit a un raccord sur l’action. Alors que le gardien de sécurité à lancer le ballon de soccer dans les airs la caméra le suit lorsqu’il redescend. Celui-ci nous amène dans un monde de dessin animé aspirer par une spirale qui sert de générique d’ouverture.

Entrée (12min 15) et sortie (11min 37) du cadre
Lola effectue une sortie de plan en sortant de son appartement. Pendant ce temps la caméra nous montre sa descente dans les escaliers par un effet de reflet qui montre un dessin annimé à son effigi descendre à toute allure dans la cage d’escalier. Lola exécute une entrée de plan seulement à la fin lorsqu’elle apparait dans le décor de la cours de l’appartement.

Insert (68 min 08)
Lola vient de gagner pour la deuxième fois de suite, avec le même numéro, au casino ou fait un gros plan sur la bille gagnante avant de montrer Lola à l’entrée qui échange ses jetons contre de l’argent.

Plan de coupe (de 55min 08 à 55min 49)
Alors que Lola vient d’éviter un groupe de religieuse et un homme sur son vélo, la caméra suit l’homme à vélo pour nous amener à un petit restaurant de «fastfood». C’est à ce restaurant que l’homme rencontre le sans-abri qui a volé l’argent de Manni. Ce plan est assez important puisqu’il nous aide à comprendre un peu ce qui arrive avec le sans-abri qui est l’élément déclencheur de ce long-métrage.

Surimpression (25min 57)
À la fois surimpression et split screen, ce plan est un élément assez importantdu premier déroulement de l’histoire puisque c’est lui qui amène vers l’acte finale. Le plan montre les trois éléments mit en jeu soit Lola, Manni et le temps.

Scène alternée ( de 23min 29 à 25min 28)
Lors de la course effrénée de Lola il y a plusieurs scènes alternées, pour mieux montrer le temps qui s’écoule, en montrant ce qui se passe pendant que Lola court. Entre autre lorsque Manni décide de passer à l’acte et de braquer le supermarché. On alterne entre Lola qui court, Manni qui raccroche au téléphone, l’horloge qui montre que midi approche à grand pas, Lola qui court toujours, Manni qui se dirige, fusil en poche, verse le supermarché, Lola encore, l’horloge et finalement sur Manni. L’alternance se termine avec une surimpression des trois scènes impliquées dans l’alternance.


Coupure franche
La majorité des changements de scène est fait à l’aide d’une coupure franche. Entres autres à 46min 09 lorsque Lola sort de la banque avec le sac qui contient 100 000 marks. La police est à la sortie, mais ne croit pas que ce soit Lola la voleuse et la laisse filer. La coupure est franche entre le moment où elle sort dehors et le moment où on la voit dehors devant l’entrée.

Fondu
Il y a deux fondus au rouge dans le long métrage. Le premier c’est lorsque Lola est au sol après avoir reçu une balle, de la part d’un policier, au centre du torse. Le fondu nous amène de Lola étendu au sol sur le point de mourir à Lola et Manni coucher dans leur lit en train de discuter. Le deuxième fondu garde le même concept, sauf que cette fois c’est au tour de Manni d’être à l’article de la mort, au sol, après qu’une ambulance l’ait percuté.

Flou
Aucun.

Transition sonore
Aucune.




Critique :
L’idée principale du film est très bonne. Il y a certaine longueur puisque l’on recommence sans cesse le même récit avec certaine petites variantes. C’est dommage, car le film en tant que tel est vraiment excellent, mais les longueurs viennent le rendre un peu fade. On se retrouve dans un cercle d’éternel recommencement qui manque peut-être un peu d’ellipse pour nous montrer un peu moins de course et un peu plus les variantes. Autrement, les acteurs sont bons, parfois on croit moyen à leur histoire, mais la réalisation vient compenser ces doutes. J’Accorde donc une notre de 3.5 sur 5.

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